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Restauration scolaire : le point sur le menu végétarien 1 an après son lancement

Sophie Lecomte
6 octobre 2020

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Promulguée en 2018, la loi EGalim impose aux établissements scolaires publics et privés, de la maternelle au lycée, de proposer un menu végétarien au moins une fois par semaine aux élèves, et ce depuis le 1er novembre 2019.

Le menu végétarien : le cadre légal

« Art. L. 230-5-6. : A titre expérimental, au plus tard un an après la promulgation de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, pour une durée de deux ans, les gestionnaires, publics ou privés, des services de restauration collective scolaire sont tenus de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien. Ce menu peut être composé de protéines animales ou végétales." (source)

Si la loi évoque bien de période "expérimental(e)", le menu végétarien est toutefois obligatoire pendant ce temps.

L'offre végétarienne à la cantine, mode d'emploi

Le menu végétarien peut être proposé plus d'une fois par semaine si l'établissement le souhaite. Il peut s'agir d'un menu unique ou d'une option alternative.

Végétarien ne signifie pas végétalien (vegan), puisque les protéines végétales peuvent être associées à des produits comme le lait, ses dérivés ou encore des oeufs. Seuls les plats ayant uniquement recours aux protéines végétales (céréales légumineuses, etc.) sont qualifiés de végétaliens.

Quelle que soit l'approche retenue, ce menu permet de contribuer à la promotion des protéines végétales en restauration collective (voir sur ce point le Programme national pour l'alimentation).

Plusieurs arguments ont été avancés pour promouvoir cette offre végétarienne à la cantine, parmi lesquels :

  • La surconsommation : les enfants consomment entre 2 et 4 fois leurs besoins en protéines... au seul déjeuner !
  • La question environnementale : près de 80000 tonnes de viande sont servies chaque année aux élèves, ce qui constitue un enjeu écologique important;
  • Le dimension éducative et l'évolution des comportements alimentaires : la diversité dans l'assiette passe beaucoup par l'école, avec 12 millions d'élèves concernés et un secteur qui représente 3,5 milliards de repas par an;
  • La lutte anti-gaspillage : les repas végétariens seraient moins gaspillés (source)

source : Greenpeace

Un an plus tard, où en est-on ?

Greenpeace vient de diffuser une enquête précise, qui a trouvé un large écho dans la presse spécialisée comme dans celle plus "grand public".

On y trouve des chiffres et données particulièrement intéressants. Mais avant d'en présenter les plus marquants, voici déjà ce qu'il faut retenir : "il y a du mieux!"

"74% des écoliers et des écolières ont en effet l’occasion de manger végétarien chaque semaine" là où, il y a 2 ans encore, "69% des élèves scolarisés au primaire n’avaient d’autre choix que de manger de la viande tous les jours ou presque dans leur cantine" (contre 6% aujourd'hui).

Autre constat prometteur : la qualité des menus végétariens proposés s'est améliorée. "Auparavant une majorité d’omelettes était servie, on observe aujourd’hui une diversification des menus avec plus de la moitié d’entre eux qui sont composés de protéines végétales (dhal lentilles-coco, couscous végétarien…)".

En résumé : d'un point de vue quantitatif et qualitatif, la France est sur la bonne voie en la matière.

En revanche, de fortes disparités apparaissent à la lecture des résultats de l'enquête. Vous pouvez consulter les données concernant votre région ici.  

Ainsi :

  • Les petites villes (moins de 100 élèves en primaire) appliquent moins la loi : seules 53% d'entre elles le font, contre 81% des grandes villes ;
  • de même, les DOM-TOM observent moins les obligations de la loi EGalim
  • les collèges ne font pas figure de bons élèves, puisque moins des 2/3 des établissements joueraient le jeu, avec des menus relativement peu diversifiés

Note à propos de l'étude : "5 387 menus végétariens d’écoles maternelles et élémentaires ont été passés au crible dans 2 820 villes au total. Ils concernent environ 3,8 millions d’écolier(ère)s. Les menus de 415 collèges et de 493 lycées ont été analysés. Cela représente près de 8 % des collèges et près de 20 % des lycées publics du pays"

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