Qui sont les nouveaux concurrents de la restauration collective ?

Les acteurs historiques de la restauration collective que sont Sodexo, Elior ou encore Compass ont vu la concurrence s’intensifier, notamment à l’heure du déjeuner. Des offres multiples permettent désormais aux employés d’avoir différentes options à leur disposition et donc de pouvoir faire leur choix au petit-déjeuner ou chaque midi comme bon leur semble, en particulier dans les grandes villes.

Quand la foodtech s’invite en entreprise ou à l’école

Ils s’appellent Frichti, Dejbox, Nestor, la Cantiine ou encore Foodchéri (à qui s’est allié Sodexo via une prise de participation), mais aussi Ubereats et Deliveroo… ces nouveaux concurrents ont chacun leur modèle, qu’il s’agisse de préparer eux-mêmes leurs propres plats à livrer ou de livrer des restaurants partenaires, voire de faire les deux avec des recettes signatures de grands noms de la restauration

Dans tous les cas, ils répondent aux exigences d’une clientèle toujours plus connectée, en quête de satisfaction immédiate, d’offres personnalisées et d’une fluidité d’expérience à n’importe quel moment de la journée… y compris sur leur lieu de travail ou d’étude. 

Ces acteurs clés de la consommation de restauration, tant à domicile que dans le cadre professionnel, ne sont toutefois pas les seuls à venir concurrencer l’offre traditionnelle de cantine. 

On peut aussi citer les restaurants à proximité de l’entreprise, qui viennent livrer les employés directement au bureau ou leur proposent une offre alléchante de Click and Collect, permettant de se restaurer sans attendre. 

Enfin, les frigos connectés comme ceux proposés par Foodles commencent à faire parler d’eux et prennent peu à peu leur place dans l’univers de la restauration collective.

Adapter son offre pour résister à la concurrence

Dans ce contexte, comment les acteurs historiques peuvent-ils faire évoluer leur offre pour ne pas se laisser dépasser ? Plusieurs axes d’action sont possibles. Leur réussite repose sur différents critères, dont :

  • La capacité à proposer des menus véritablement variés, adaptés aux envies et profils des consommateurs;
  • La possibilité de bien se restaurer à différents moments de la journée (pause café, petit-déjeuner, snacking, etc.);
  • La réduction des temps d’attente aux heures de pointe (déjeuner notamment);
  • La mise en place du paiement facile et dématérialisé pour celles et ceux qui le souhaitent;
  • L’identification des préférences de chacun, pour une offre personnalisée;

Parcours client fluide, saveurs variées et adaptation de l’offre aux modes de consommation actuels sont donc au coeur du challenge à relever.

Pour y parvenir, il est important de bien s’équiper d’une part, et d’analyser les données clients à disposition de l’autre. C’est la clé pour bien comprendre les attentes, absorber les flux et proposer une offre qui répond réellement aux besoins… ce qu’ont bien compris les plateformes de livraison tierces ! 

Une cantine scolaire ou un restaurant d’entreprise peuvent ainsi proposer la pré-commande et le Click and Collect, s’équiper de bornes de commande et d’auto-encaissement, ou encore adopter la reconnaissance biométrique et le smartphone pour dématérialiser le paiement. 

Différentes initiatives et solutions existent déjà. Elior propose par exemple son concept Like Eat pour séduire les lycéens, avec non seulement un îlot d’animation, mais aussi un corner de restauration rapide adapté aux exigences des jeunes étudiants. Le concept permet aussi de scénariser les produits et d’éventuellement proposer une cuisine “spectacle”, plus attirante pour cette génération habituée à être divertie. 

En analysant les préférences de chaque consommateur et en anticipant la demande, non seulement le temps d’attente est réduit et les stocks maîtrisés, mais en plus l’offre culinaire s’affine avec le temps, portée par ce que révèle la data à ce sujet.

Au final, l’offre culinaire se renforce en matière de restauration collective, ce qui ouvre de nouvelles perspectives tant pour les clients, dont le choix grandit de jour en jour, que pour les acteurs de la restauration, “jeunes pousses” comme sociétés historiques. 

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